Exemple d’option dans la vie quotidienne : l’option SNCF

Par | Classé dans Débutant, Finance | Le 03/11/2010

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Peut-être avez vous déjà utilisé les “options SNCF” pour les billets de train, qui vous permettent de “réserver” un billet pendant un certain temps sans l’acheter directement. Et bien son fonctionnement est quasiment identique à une option au sens financier du terme !

Voici ses caractéristiques :

  • Le sous-jacent : C’est le billet de train, c’est le produit que vous récupérerez si vous exercez l’option.
  • Le type : L’option vous donne droit d’acheter le billet, c’est donc une option d’achat (Call en anglais)
  • Le style : Vous pouvez récupérer le billet n’importe quand jusqu’à une certaine date, il n’y a pas de date précise, c’est donc une option américaine
  • La quotité : C’est le nombre de billets que vous aurez en exerçant l’option (nombre de sous-jacents par option)
  • La maturité : C’est la durée de validité de l’option, si vous avez 1 mois pour acheter vos billets, la maturité de l’option est 1 mois.
  • Le strike : C’est le prix du billet de train si vous décidez d’exercer l’option.

On retrouve donc dans l’option SNCF les caractéristiques d’une option en finance.

Il y a cependant une différence de taille, l’option SNCF est gratuite, mais comme rien n’est gratuit en finance, la problématique réside dans la détermination du “juste prix” d’une option donnée.

Pour les options SNCF, vous pouvez vous dire, c’est gratuit, je ne m’engage à rien, l’option me garantit un prix, et vous posez cette option.

Maintenant, imaginons que la SNCF décide de faire payer ces options. Si celle-ci coûte 1€, alors vous en déduisez que l’option est toujours intéressante…mais si l’option coûte 2 € ? 5 € ?

Quel est le prix à partir duquel vous déciderez de ne plus acheter cette option ?

Si vous arrivez à déterminer ce prix, alors vous avez “pricé” l’option !

Voyons en détail les critères qui permettent de déterminer le “bon prix”.
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