L’offshoring: le nouveau mal du siècle?

Par | Classé dans Débutant | Le 02/12/2010

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L’offshore n’est pas, un lieu de forage sous-marin, ni une optimisation fiscale, mais juste la délocalisation d’activités vers un pays distant de la France. Il est généralement admis que l’offshore concerne les délocalisations vers les pays à faible coûts de main d’œuvre. Ainsi, l’offshore vers des pays à coûts identiques ou supérieurs, qui fournissent de meilleures prestations, n’est, en général, pas comprise dans la problématique des délocalisations. La politique de délocalisation peut s’effectuer sous la forme d’une externalisation des activités vers un partenaire local, ou avec la création d’une succursale distante. Mais il ne faut pas confondre la problématique de l’externalisation avec celle de la délocalisation, car même si elles peuvent être liées et cumulées, elles sont indépendantes, et chacune peut être appliquée sans l’autre. Ainsi, l’externalisation n’est que l’évolution des Directions des Systèmes d’Informations vers un métier d’acheteur plutôt que de gestionnaire de ressources internes.

Il existe plusieurs degrés de l’offshore, en fonction de la distance géographique avec la France. Avec l’offshore, les pays qui hébergent les services sont très éloignés de la France, comme peuvent l’être la Chine ou l’Inde. Quand les délocalisations concernent des pays plus proches, comme ceux d’Europe de l’Est, ou du Maghreb on parle alors de Nearshore, qui est parfois également utilisé pour les délocalisations vers des régions françaises moins chères. L’onshore consiste à employer le personnel étranger au sein des établissements français, à des conditions qui sont proches de celles du pays d’origine. En France, l’offshore informatique est principalement concerné par la délocalisation des prestations en Inde, parfois associée à des externalisations des services. A long terme, l’offshore peut représenter 10% à 15% des services liés aux technologies de l’information.

Au travers de l’exemple de La Société Générale Global Services Center (SG GSC)  qui existe depuis l’an 2000, l’offshore des services prend tout son sens. SG GSC  propose des services de recherche et développement logiciel, de gestion de projets et d’assistance technique. L’objectif est de créer à Bangalore un centre de connaissance IT pour l’ensemble de la Société Générale, en y incluant les meilleures pratiques utilisées dans le monde de la banque.

Pourquoi les entreprises délocalisent-elles ?

Les principales raisons qui poussent les entreprises à délocaliser sont : la réduction des coûts, l’obtention de compétences indisponibles, une amélioration de la qualité des prestations  et l’occasion d’implémenter des normes de conformités. En Inde, plus de compétences, que ce soit en variété ou en quantité, sont disponibles pour un coût inférieur à celui nécessaire en France. Ceci permet d’atteindre des objectifs de qualité, de charge de travail et d’organisation sans augmenter les dépenses, et permet de libérer des ressources en France pour des activités à plus forte valeur ajoutée.

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Exemple d’option dans la vie quotidienne : l’option SNCF

Par | Classé dans Débutant, Finance | Le 03/11/2010

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Peut-être avez vous déjà utilisé les “options SNCF” pour les billets de train, qui vous permettent de “réserver” un billet pendant un certain temps sans l’acheter directement. Et bien son fonctionnement est quasiment identique à une option au sens financier du terme !

Voici ses caractéristiques :

  • Le sous-jacent : C’est le billet de train, c’est le produit que vous récupérerez si vous exercez l’option.
  • Le type : L’option vous donne droit d’acheter le billet, c’est donc une option d’achat (Call en anglais)
  • Le style : Vous pouvez récupérer le billet n’importe quand jusqu’à une certaine date, il n’y a pas de date précise, c’est donc une option américaine
  • La quotité : C’est le nombre de billets que vous aurez en exerçant l’option (nombre de sous-jacents par option)
  • La maturité : C’est la durée de validité de l’option, si vous avez 1 mois pour acheter vos billets, la maturité de l’option est 1 mois.
  • Le strike : C’est le prix du billet de train si vous décidez d’exercer l’option.

On retrouve donc dans l’option SNCF les caractéristiques d’une option en finance.

Il y a cependant une différence de taille, l’option SNCF est gratuite, mais comme rien n’est gratuit en finance, la problématique réside dans la détermination du “juste prix” d’une option donnée.

Pour les options SNCF, vous pouvez vous dire, c’est gratuit, je ne m’engage à rien, l’option me garantit un prix, et vous posez cette option.

Maintenant, imaginons que la SNCF décide de faire payer ces options. Si celle-ci coûte 1€, alors vous en déduisez que l’option est toujours intéressante…mais si l’option coûte 2 € ? 5 € ?

Quel est le prix à partir duquel vous déciderez de ne plus acheter cette option ?

Si vous arrivez à déterminer ce prix, alors vous avez “pricé” l’option !

Voyons en détail les critères qui permettent de déterminer le “bon prix”.
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